L’association de musique andalouse Ennour de Mila, que préside actuellement le jeune et dynamique Réda Stambouli, suite au désistement du docteur Ali Bouhouhou, pour des raisons d’ordre personnel, a été créée en 2005, entre autres, par cheikh Mohamed Mounir Bentiar, Mahfoud Rekioua et autres artistes adeptes du malouf.
Mila, à l’instar de Constantine, Guelma et Annaba, est une ville où la prédominance du malouf a de tout temps été un des styles musicaux les plus appréciés et où une pléiade d’artistes de ce genre musical a vécu et apporté le sceau de la continuité à cet art. Les figures de proue de ce style musical ont tour à tour été Hadj Bentiar, cheikh Bendahmane Lakhdar, Cherif et Abderrahmane Boussouf, cheikh Si Cherif Bennouri, qui ont accouché dans les années soixante-dix et quatre-vingt de la génération des frères Tewfik et Mounir Bentiar, de feu Tewfik Dridi, l’un des maîtres incontestés du malouf à Mila, Mahfoud Rekioua, Abdelhamid Ledraâ, Mohamed Brihmouche, Nourdine Benfatima et Rachid Dine Djazi, qui, à leur tour, ont enfanté les Réda Stambouli (actuel président), Chouaïb Laraba, Brahim Abdedaïm, Dahmani Boubeker,
Daoud Laraba, Abdelmoumen Bellatar, Mohamed Lamine Allam et Abderrahmane Ihsène, qui aujourd’hui portent haut le flambeau de la musique andalouse à Mila et ne cessent de se battre pour inculquer cet art aux générations d’aujourd’hui, c’est le devoir de tout un chacun des membres de cette troupe. Le malouf, musique par excellence lors des fêtes de mariage, de fiançailles et de circoncision, fait partie intégrante de cet art millénaire qui survit dans une ville millénaire grâce aux efforts soutenus de tous les fans de ce genre musical.
La troupe Ennour a de tout temps représenté la ville de Mila dans les grandes manifestations culturelles du pays à travers les divers échanges culturels interwilayas et fait connaître le malouf milevien partout où elle est passée à tous les amoureux de cette musique éternelle. Elle a, outre les semaines culturelles de la wilaya de Mila dans les autres villes du pays, participé à la manifestation «Tlemcen capitale culturelle islamique», où elle a présenté un madih religieux inédit intitulé Qasdi andor ilayh.
La création d’une école de malouf à Mila et la formation du plus grand nombre de musiciens possible est l’objectif primordial pour lequel se battent depuis toujours Réda Stambouli et ses compagnons de troupe afin d’immortaliser le malouf dans les mœurs et traditions mileviennes. La mission ne semble pas impossible, il suffit d’un coup de pouce des autorités locales, particulièrement la direction de la culture, par l’octroi d’un espace pour que ce rêve devienne réalité. La balle est dans le camp des adeptes du patrimoine culturel national, dont la musique andalouse est partie intégrante.



